L’Argentine rend justice aux victimes de la dictature

La justice argentine vient de condamner à la réclusion criminelle à perpétuité les responsables de l’assassinat du prêtre français Gabriel Longueville, perpétré pendant la dictature militaire, le 18 juillet 1976. Détaché en Argentine par le diocèse de Viviers, celui-ci avait la charge d’une paroisse de Chamical, dans la province de La Rioja.

La France salue cette décision qui illustre à nouveau la détermination de l’Argentine à rendre justice aux victimes de la dictature et à leur famille et sa volonté de mener à bien le travail de mémoire entrepris depuis l’abrogation des lois d’amnistie en 2003.

La France suit avec une grande attention les procès engagés contre les responsables d’exactions commises pendant cette période et était attachée à ce que justice soit faite dans cette affaire. Notre ambassade à Buenos Aires était présente au moment de la lecture du verdict et la Conférence épiscopale de France avait dépêché à La Rioja un de ses représentants en octobre dernier.

La France se félicite de l’excellente coopération menée avec son partenaire argentin dans la lutte contre l’impunité et la défense des droits de l’homme. Cette action commune a conduit notamment à l’adoption de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées signée à Paris en janvier 2007 et entrée en vigueur en décembre 2010.

(Source : Porte parole du ministère des Affaires étrangères, Paris, 10 décembre 2012.)

Dernière modification : 10/12/2012

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