Haïti : nouvelle réunion de la CIRH

La Commission intérimaire pour la reconstruction en Haïti (CIRH) tiendra sa quatrième réunion ce jour, 14 décembre, à Saint-Domingue. La France y est représentée par son ambassadeur chargé des questions économiques et de reconstruction, Pierre Duquesne. Présentation des enjeux par le porte-parole du Quai d’Orsay :

« La Commission intérimaire pour la reconstruction en Haïti (CIRH) tiendra sa quatrième réunion ce jour, 14 décembre, à Saint-Domingue. La France y est représentée par son ambassadeur chargé des questions économiques et de reconstruction, Pierre Duquesne.

Je vous rappelle que lors de sa dernière réunion, le 6 octobre, cette commission a approuvé 18 nouveaux projets portant sur un total de 777 millions de dollars. À cette date, le taux de réalisation des engagements pris à New York atteignait 30% (2,6 milliards de dollars).
C’est l’occasion de rappeler notre engagement en faveur d’Haïti. Plus de la moitié de l’aide de 326 millions d’euros annoncée par le président de la République lors de sa visite en Haïti a été consommée ou les crédits engagés.-

L’appui de la France concerne plusieurs secteurs en particulier :

- le rétablissement des capacités de l’État et des pouvoirs publics : nous avons fait le choix d’apporter un appui budgétaire important (20 M€ en 2010 et autant en 2011). Notre aide va également à la formation des fonctionnaires et magistrats, au relogement des administrations, à la fourniture de 110 véhicules pour la police et la sécurité civile, et à l’élaboration de politiques publiques permettant de mieux faire face aux défis de la reconstruction (cadastre, politique du logement) et appui à la décentralisation ;

- la santé : reconstruction de l’Hôpital universitaire de Port-au-Prince, en partenariat avec les États-Unis, soutien à des centres de soins et étude pour la mise en place d’un système de couverture maladie pour les populations les plus défavorisées ;

- l’aménagement urbain : réhabilitation de deux quartiers populaires de Port-au-Prince ;

- l’éducation : déblaiement d’écoles, soutien à la scolarisation, accueil en France de 450 étudiants haïtiens, mise en œuvre de formations sur place et d’un système d’enseignement à distance, etc.

Q - Aux Etats-Unis, la classe politique menace de conditionner l’aide à Haïti ou de la suspendre s il n’y a pas plus d’efficacité. Quel est votre commentaire ?

R - Cette exigence d’efficacité nous la partageons tous, nous avons tous le même objectif qui est de remettre Haïti sur une orbite de reconstruction durable, c’est véritablement le sens de toute la mobilisation de la communauté internationale depuis le tremblement de terre du 12 janvier dernier. C’est également le sens de l’engagement très fort de la France qui a été affirmé sur place par le président de la République qui est décliné sur place par l’ambassadeur Duquesne, et par notre ambassade à Port-au-Prince. C’est également le sens de ce dialogue que nous avons d’une part avec les autorités haïtiennes et d’autre part avec tous nos partenaires de la communauté internationale engagés dans la reconstruction et parmi eux le groupe des amis d’Haïti parmi lesquels les États-Unis, le Brésil, l’Espagne …

S’agissant de la situation politique dans laquelle se trouve Haïti, je rappelle que nous avons lancé plusieurs messages au cours des derniers jours. Que chaque acteur politique prenne ses responsabilités et contribue à ce que le débat politique et le processus électoral se déroulent dans le calme et de manière apaisée. Nous avons exprimé notre soutien a une solution possible, qui est celle de saisir la proposition du conseil électoral provisoire d’effectuer un recomptage des voix du premier tour. Par ailleurs, les Haïtiens ont jusqu’au 20 décembre prochain pour présenter d’éventuels recours sur les résultats du 1er tour. Cette possibilité est légale et est ouverte aux acteurs politiques »./.

Source : Bernard Valéro, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères et européennes. Paris, 14 décembre 2010.

Dernière modification : 05/01/2011

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