En route pour Cancún

Le porte-parole du Quai d’Orsay, M. Bernard Valero, a rappelé les attentes de la France avant la réunion du « COP16 » à Cancún, au Mexique (29 novembre – 10 décembre).

« La 16e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (COP16) et la 6ème réunion des Parties au Protocole de Kyoto (MOP6) se tiendront à Cancún (Mexique) du lundi 29 novembre au vendredi 10 décembre 2010. Elles rassembleront 192 Etats et interviendront un an après la Conférence de Copenhague qui n’était pas parvenue à une décision des Nations unies sur le régime de lutte contre le changement climatique après 2012 mais s’était achevée sur un accord politique historique fixant en particulier des orientations pour la suite du processus.

Les négociations se sont poursuivies tout au long de l’année 2010 et ont permis de préciser un compromis possible sur un ensemble de décisions couvrant les secteurs les plus avancés de la négociation :-

- la lutte contre la déforestation ;-

- la coopération technologique ;

- l’adaptation aux effets du changement climatique ou le rôle joué par l’agriculture.

Les négociateurs devront s’attacher à réaliser des progrès sur la question des engagements chiffrés de réduction des émissions des pays, sur le financement international à long terme, avec notamment les modalités de création du « Fonds vert de Copenhague » et sur le dispositif de contrôle des engagements (« MRV »).

La France, avec ses partenaires de l’Union européenne, privilégie une approche de négociation par étapes, fondée sur les résultats de la Conférence de Copenhague et sur le Protocole de Kyoto. Elle est favorable à une deuxième période d’engagement au titre du Protocole après 2012, dans le cadre d’un arrangement plus large ouvrant la perspective d’un cadre mondial complet dans lequel s’engageraient toutes les grandes économies. L’Union européenne rappellera qu’elle respecte ses engagements financiers pris à Copenhague avec le décaissement de la première tranche annuelle des 7,2 milliards d’euros au titre du programme de financement précoce qui s’échelonnera jusqu’à 2012, dont 1,26 milliard pour la France.

La France est très attachée à ce que cette nouvelle Conférence permette d’aboutir à des conclusions concrètes dans le cadre des Nations unies, seule enceinte légitime pour ces décisions. Elle apporte son soutien résolu à la présidence mexicaine de la Conférence ainsi qu’à la directrice exécutive du Secrétariat international de la Convention climat, Christiana Figueres.

La France s’efforcera également de défendre les intérêts des pays les plus vulnérables, notamment en termes d’accès à l’énergie durable et d’adaptation aux effets du changement climatique.

La France fait de sa politique climatique et de sa participation à la négociation climatique mondiale l’une de ses priorités stratégiques. La ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Nathalie Kosciusko-Morizet, se rendra à Cancún les 6 et 7 décembre. Brice Lalonde ancien ministre, ambassadeur chargé des Négociations climatiques, conduira la délégation française tout au long des négociations./. »

Source : Bernard Valero, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères et européennes, 26 novembre 2010.

Dernière modification : 05/01/2011

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