Droits de l’Homme - Conférence de presse de M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international

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Avant de terminer, je voudrais dire un mot important sur la question des droits de l’Homme. Les Nations unies sont une enceinte naturelle pour travailler en faveur des droits de l’Homme, qui sont l’une des priorités politiques - depuis toujours d’ailleurs - pour la France.

Je rencontrerai, pour leur apporter notre soutien, et recueillir leurs préoccupations, des ONG françaises et internationales. J’aurai l’occasion de défendre à nouveau, au cours d’une réunion que la France coprésidera, l’abolition universelle de la peine de mort, puisque c’est un thème sur lequel chaque année et tout au long de l’année, nous essayons de mobiliser les organisations régionales des pays en développement et le plus grand nombre de pays possibles.

Et puis il y a une initiative, dont j’espère qu’elle permettra d’avancer, et qui se présente comme ayant beaucoup d’audiences. Vous vous rappelez peut-être que nous avons fait une proposition d’un encadrement du droit de veto en cas d’atrocités de masse. Nous proposons que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité qui disposent du droit de veto décident volontairement de suspendre l’utilisation de ce droit en cas d’atrocités de masse. Le président français y avait fait allusion l’an dernier, nous avons depuis fait un travail patient auprès de toute une série de chancelleries et nous souhaitons faire officiellement avancer le sujet ici. À cette fin, avec le soutien de nombreux pays - je suis d’ailleurs frappé par le nombre de pays qui soutiennent cette initiative -, je coprésiderai une réunion ministérielle sur le sujet le jeudi 25 septembre.

Ce n’est qu’un pas, bien sûr, et nous savons que ce sera difficile parce qu’il s’agit de convaincre les autres titulaires du droit de veto, mais il y a une écoute et un écho considérable qui d’ailleurs sont à la mesure de ce qu’on a éprouvé par exemple dans l’affaire syrienne où, plusieurs fois de suite, le veto était opposé alors qu’il s’agissait de crimes de masse et que le Conseil de sécurité aurait dû jouer son rôle. (...)./.

Dernière modification : 24/09/2014

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