Une brève présentation

JPEG

Histoire et composition

Héritière de l’ambition panaméricaine, les origines de l’OEA (Organistaion des Etats Américains) remontent à la première Conférence internationale américaine d’octobre 1889 avec la création, à Washington, de l’Union internationale des Républiques américaines. Dès lors commence à se tisser le réseau d’institutions et de traités qui donnera corps au « Système interaméricain ». La Charte de l’OEA est signée en 1948 en Colombie, à Bogota et entre en vigueur en décembre 1951. L’article premier de la Charte définit le rôle de l’Organisation : « établir un ordre de paix et de justice [entre ses Etats membres], de maintenir leur solidarité, de renforcer leur collaboration et de défendre leur souveraineté, leur intégrité territoriale et leur indépendance ». Les fondateurs de l’OEA adoptent également à Bogota la Déclaration américaine des droits et devoirs de l’homme, premier texte international en son genre.

Aujourd’hui, l’OEA regroupe les 35 États indépendants des Amériques et travaille dans quatre langues (anglais, espagnol, français et portugais). Elle a octroyé le statut d’observateur permanent à 67 États, ainsi qu’à l’Union européenne (UE) ; trois d’entre eux disposent d’un Ambassadeur accrédité exclusivement auprès de l’OEA : l’Espagne, la France et l’Italie.


Les objectifs et la structure

Dans le paysage complexe des organisations sous-régionales toujours en construction dans les Amériques, l’OEA demeure la seule organisation du continent dans laquelle siègent les Etats-Unis, qui en furent les concepteurs et qui continuent de veiller sur son avenir (cf. loi sur l’OEA du 18 septembre 2013). Organisation ouverte, inclusive et normative, elle demeure un forum de négociations politiques essentielles pour l’équilibre du continent et a participé à la résolution des crises récentes.

L’OEA décline son activité autour de quatre piliers : la démocratie, les droits de l’homme, la sécurité et le développement.

L’action de l’OEA comprend ainsi des thèmes aussi variés que le soutien aux processus de paix, le renforcement de l’Etat de droit, l’observation et la coopération électorale, la promotion et la protection des droits de l’Homme, le développement durable intégré, la santé publique et la sécurité alimentaire, la coopération en matière de justice ou la sécurité collective (lutte contre le crime organisé, le narcotrafic, le terrorisme).

Les ministres des Affaires étrangères fixent les priorités politiques et déterminent les mandants de l’Organisation lors de l’Assemblée générale annuelle et des Assemblées extraordinaires, sous l’impulsion notamment du Sommet des Amériques, qui réunit tous les trois ans les Chefs d’Etats et de Gouvernement du continent. Le Conseil permanent se réunit au moins une fois par semaine pour assurer le suivi politique des affaires de l’Organisation, la négociation des résolutions et l’avancement des travaux du Secrétariat général. Le Conseil interaméricain pour le développement intégré se réunit une fois par mois. Chaque État membre, représenté par un Ambassadeur, dispose dans l’une comme dans l’autre des formations, d’une voix égale, la plupart des décisions se prenant par consensus. Le Secrétaire général, M. José Miguel Insulza, représente l’Organisation depuis 2005.

On retrouve également, dans le cadre du Système interaméricain, plusieurs organismes spécialisés, tel que le Comité Juridique interaméricain, organe consultatif de l’organisation en ce qui concerne les questions juridiques de caractère international, et ayant pour objectif de promouvoir le développement du droit international.

D’autres organismes spécialisés, notamment la Commission interaméricaine des droits de l’homme (située à Washington) et la Cour interaméricaine des droits de l’homme (située à San José, Costa Rica) composent le Système interaméricain de promotion et de protection des droits de l’Homme.

Il en va de même s’agissant de l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS), placée sous la double tutelle de l’OEA et de l’OMS, auprès de laquelle la France dispose du statut d’Etat participant, avec droit de vote.

Dernière modification : 20/01/2015

Haut de page